LES ZOOS HUMAINS NOIRS D’EUROPE

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La grande majorité des Occidentaux ont eu leurs premiers contacts avec les populations noirs à travers une grille, une barrière, un enclos. Le but était de placer les êtres humains exhibés au même niveau que les animaux. On ne les percevaient pas comme des êtres humains mais bien comme des êtres vivants qui font partie du cheptel du zoo.

Sur les panneaux d’informations des cages, on indique le lieu où ils vivent, le climat, leur nourriture en rappelant aux visiteurs de « Ne pas nourrir les indigènes ils sont nourris ». 

En France, les exhibitions d’êtres humains se déroulent au jardin d’acclimatation de Paris de 1877 jusqu’en 1931 sous le nom feutré d’« expositions ethnographiques ».

LA SYMBOLIQUE DU ZOO

Le zoo est un espace où l’on rassemble des êtres vivants en particulier des animaux dans un milieu artificiel ou dans un espace confiné. Les animaux sont arrachés de leur milieu naturel puis ils sont mis en captivité, enfermés dans un espace restreint. 
 
De par son essence, le zoo engendre une vision irréaliste, réductrice et dégradée de l’être vivant enfermé. Dans un zoo, les visiteurs sont séparés des animaux par des grilles, des enclos et des barrières pour sécuriser le public.  
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 C’est un lieu où la nature est sous contrôle, elle est dominée puisqu’elle est cloisonnée. Dans cet espace compartimenté, le public ressent un sentiment de supériorité sur la nature captive où peut s’affirmer sa volonté et sa satisfaction de vaincre le sauvage.
Des africains au Zoo avec des animaux
La séparation physique (le grillage) entre le public et l’animal incarne la frontière entre la sauvagerie et la civilisation. Le zoo devient le symbole le plus explicite de la victoire de la culture sur la nature, du civilisé sur le sauvage. À travers les zoos humains, l’Occident consolide son sentiment de dominer la nature et tous les êtres vivants.
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En effet pour l’Europe la supériorité de l’homme blanc est indéniable, garant des valeurs de la civilisation, les autres hommes représentent des degrés de primitivisme, des étapes du développement de l’espèce humaine, des êtres vivants fixés dans un état naturel de sauvagerie.
Une femme noir et son enfant exhibée devant un public Blanc
L’humanité non européenne est reléguée au rang d’animal sauvage. Pour l’Occident, les peuples non-blancs représentent la nature sauvage en voie de domestication, c’est la sauvagerie en voie de civilisation.  Cette croyance occidentale génère un sentiment de supériorité vis-à-vis des peuples non-européens. Leur exhibition permet de créer une frontière irréductible entre les deux humanités l’une qui se croit supérieure parce qu’elle est blanche et l’autre de facto inférieure parce qu’elle est non-blanche. 
 
Considérés comme des animaux, les exhibés sont déshumanisés. Ce dogme de la supériorité des peuples leucodermes sur les autres peuples permet d’aboutir à toutes les dérives possibles.

EXHIBITION D’ÊTRES HUMAINS

    

 

zoo humains noirs africains france

Aujourd’hui beaucoup d’africains du continent et de la diaspora ignorent cette humiliante partie de l’histoire qui a été sciemment oubliée des livres d’histoire. Il est de notre devoir d’en parler et de diffuser cela de façon à pouvoir mieux comprendre notre histoire passé.

Il y a eu une guerre qui a opposé nos ancêtres aux colonisateurs, nos ancêtres l’ont perdu et ont étés humiliés, cela continue aujourd’hui sous des formes plus « modernes ». Tant que nous (africains) ne prendrons pas nos responsabilités, nous continuerons à être les derniers à l’échelle de l’Humanité.